Autriche

Toute en délicatesse et en élégance voici maintenant la chanson autrichienne. Patrice Péril, notre président bien-aimé, a été surpris par cette élimination précoce: « Comment un morceau si raffiné et délicat a-t-il pu connaître un sort aussi cruel ? Je ne comprends toujours pas. On sent pourtant bien dans « Wok mit deim Popo » la filiation directe avec les grands noms de la musique autrichienne, Mozart, Schubert, Haydn… ». Comme Patrice on pouvait légitimement supposer que ce morceau avait été inspiré par de grands noms. Il paraît pourtant que certains ont trouvé cette chanson vulgaire. « Grosse surprise de les voir derniers de leur demi. C’était vulgaire d’accord mais efficace » nous dit Dominique Dufaut. Guy Barbarino semble partager son avis « Bien que vulgaire et grossière, elle méritait une place en finale également » et Patrice Di Giacomo aussi « Ils ont mis l’ambiance, peut-être vulgaire par moment mais méritait la finale ». En fait avec « Woki mit deim Popo » il n’y a, semble-t-il, pas de juste milieu. On aime ou on déteste. Commençons par les antis « popo ». Valérie Menu s’en rappellera encore longtemps de cette demi-finale « J »ai cru tomber de ma chaise le jour de la demi-finale. Que dire ? Je cherche les mots. C’est vraiment une chanson ? ». A priori oui Valérie et pour plus de sureté la prochaine fois regarde le concours assise par terre. Hugues Dietlin est satisfait de la correction reçue par les Trackshittaz : « Ils nous ont présenté leur popo et nous en avons profité pour le leur botter… C’est parfois un juste retour des choses. Ce d’autant qu’à leur âge, un bon coup de pied au derrière ne fait jamais de mal ». Juan Lopez-Martinez a lui difficilement vécu ce moment « La plus mauvaise chanson de l’Autriche depuis bien longtemps. La choré par rapport à la finale nationale était totalement loupée. Ce fut pour moi les trois plus longues minutes de ce concours ». Johann Bodelot n’est pas tendre non plus: « Voici du foutage de gueule à 100% : il ne faut pas qu’ils s’étonnent de ne pas passer les barrages les autrichiens ». Et Thierry Bargelli n’a rien vu d’autre qu’ « une horrible chanson et une horrible mise en scène. Tout est à jeter là-dedans. IIs sont restés en demi et c’est bien comme ça ». Quand à Hervé Chambrion il a dû se boucher les oreilles: « Franchement je n’ai pas réussi à l’écouter en entier. L’Autriche ne voulait pas gagner, c’est évident. Nul ». On peut aussi ne pas aimer et trouver des qualités à la chanson. C’est le cas de Pascal Chevillon qui estime que « la chanson est un peu un navet et pourtant j’ai trouvé leur prestation tellement convaincante que j’étais sûr qu’ils allaient se qualifier !! Peut-être pas très bon musicalement mais une prestation parmi les plus divertissantes ». Alain Dhallewin a lui aussi été surpris par le classement de l’Autriche: « Ah ben non !! Pas une dernière place quand même ?! Ils étaient bons (dans leur style) sur la scène du Crystal Hall. L’effet néon avec les costumes des choristes était sympa. Mais c’est vrai que le style musical lui… Et puis elle donne envie de bouger son popo cette chanson ! ». On peut aussi soit hésiter encore comme Philippe Guinet « Naufrage ou prestation géniale ultime? Je balance encore pour la seconde option » ou bien carrément changer d’avis comme Jean-Charles Prioux « J’ai au départ détesté cette chanson. Aujourd’hui je l’adore, et l’écoute en boucle surtout en roulant ». C’est pour cela que plus personne ne veut monter dans la voiture de Jean-Charles. Il est vrai que nous n’avons pas pu profiter de tout le potentiel que cette chanson nous promettait lors de sa sélection comme l’a noté Cyril Costeseque: « Je trouvais que leur prestation en sélection autrichienne était meilleure. Peut-être qu’ils jouaient plus avec leur popo ! ». Certains regrettent toujours le choix du public autrichien. « Rendez-nous Conchitta !! » nous implore Ethan Marchand. « Je n’ai toujours pas digéré l’élimination de Conchitta en finale autrichienne surtout pour envoyer une merde comme cela » nous confie Christophe Hermes qui ajoute « le rap ne marchera jamais à l’eurovison, à moins de faire un mélange harmonieux comme l’année dernière avec la Grèce ». Il est vrai que l’eurovision a du mal avec ce style de musique comme le remarque Romain Galati « L’Europe n’a pas aimé de wokier avec son popo… C’est assez étonnant, car c’est typiquement le style de chanson à la Sean Paul ou autre rappeur américain qui cartonne dans les charts, avec les gros lourds et leurs filles quasi-nues dansant dans des positions plus que subjectives, et pourtant à l’eurovision ça n’est pas passé ». On pensait la même chose du hard-rock et Lordi est passé par là. Philippe Perrel a lui buté sur le titre «  »Woki Mit Deim Popo » surtout le mot « popo » me fait penser = « va donc faire sur ton popo » (ce n’est pas la traduction réelle) tellement le rythme musical est bas ». Le côté ados attardés des Trackshittaz a contrarié Richard Plumel qui leur destine ce message « Dites les gars faudrait voir à grandir un peu! La version « Nique ta mère » en Allemand est aussi indigeste qu’en Français! ». Ils ont même choqué Patrick Nadolski  qui a noté sur son commentaire « Quelle honte! ». Pourtant Patrick il y en a qui ont aimé. On va donc maintenant passer aux pros « popo » en commençant par Alexandre Lemarquis « Le rap à la sauce Eurovision! Et bien, moi j’aime beaucoup! La France devrait y penser, on est plutôt pas mal niveau rap, non? « . Il paraît en effet, mais si on sélectionne un jour un morceau de rap pour nous représenter, on risque de provoquer un grand nombre de crises cardiaques parmi les eurofans français. Continuons avec ceux qui ont aimé la prestation autrichienne. D’abord Stefan Ducher qui apprécie « les autrichiens toujours dans l’originalité et en allemand. Très bon choix. J’adore », mais aussi Pascal Cazin qui trouve le titre « original et très enlevé » et  l’élimination et la dernière place « très injuste ». Je n’oublie pas Stéphane Laurent qui a noté « Super », ni Rudy Ponard qui nous dit « Ben moi j’ai bien aimé en fait ». Il est vrai que pour ceux qui étaient au cœur de l’évènement ce naufrage est incompréhensible, tant les médias s’intéressaient aux Trackshittaz. Ainsi pour Franck Thomas « la dernière place de l’Autriche est totalement injustifiée. La chanson bouge bien et plaisait beaucoup au public et aux fans. ». Pas à tous visiblement. Fabrice Biesbrouck a aussi du mal à interpréter cet échec: « Ça restera un titre phare de cette édition, et je ne comprends pas leur dernière place. Derrière le Monténégro! On va où là ? Ça méritait largement une place en finale ! Pfffff quel gâchis ! ». Que veux-tu Fabrice l’Europe n’aura sans doute pas été sensible à cette grande chanson à texte. Mais bon, comme le dit Philippe Dupont « Ça aura eu le mérite d’animer le public azéri ».